GALILEO
Alors que les sondes Pioneer et Voyager n'avaient que survoler Jupiter, Galileo se satellise en 1995 autour de la plus grosse planète du Système Solaire.
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La "Rolls de l'espace" comme l'appelaient certains en raison de son coût (200 millions d'euros) était tout d'abord prévu en 1983. Mais son lancement a du être repoussé pour de multiples raisons, dont l'explosion de la navette Challenger en 1986. Et ce ne sera que le 19 octobre 1989 que, depuis la soute d'Atlantis, Galileo sera lancé. Le lancement réussi malgré une grosse frayeur du à une défaillance du système de refroidissement de la navette. Mais en avril 1991, quand la sonde reçoit l'ordre d'ouvrir la grande parabole de 4,9 mètres de diamètre, l'ouverture se bloque. Cela est sûrement dû aux quatre trajets en camion d'un bout à l'autre des Etats-Unis d'Amérique lors des deux reports de la mission. Ce blocage rend toute liaison radio impossible. Heureusement, il y a une antenne secondaire à bord de la sonde mais elle est beaucoup moins rapide (au lieu des 60000 photos prévus, la NASA devra se contenter de 1500). Mais des techniciens vont travailler sur le problème et grâce à une astuce, ils vont arriver à atteindre les 80% de l'objectif prévu. |
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Le 29 octobre 1991 et le 28 août 1993, Galileo rencontre respectivement Gaspra et Ida, deux astéroïdes. L'exploration de Jupiter commence le 7 décembre 1995. Un module se détache de Jupiter et plonge dans les nuages joviens à la vitesse de 185000 km/h. Il a pour but d'analyser l'atmosphère de Jupiter. Ce module aura beaucoup appris aux astronomes. Il a réussi à s'enfoncer sous l'atmosphère de Jupiter jusqu'à une pression de 22 bars (22 atmosphères terrestres), pression à laquelle, il s'est écrasé sur lui-même. |
Pendant que le module "visite" l'atmosphère jovienne, la sonde, elle, se satellise autour de Jupiter et passe à proximité de Io. C'est ainsi que commence la mission Galileo : photographier Jupiter et son environnement. Alors quel les images de Voyager (dernière sonde à être passée près de Jupiter) avaient une résolution de 1 kilomètre, celles de Galileo atteignent quelques mètres.
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Fin 1999, Galileo a subit plusieurs missions suicides mais qui ont tout de même réussi : la NASA avait décidé que, comme la mission arrivait à la fin, il fallait en finir en beauté. Ils ont donc fait passer la sonde à 671 km de Io, une première fois et à 300 km une seconde fois. Pourquoi est-ce dangereux ? Tout simplement, parce qu'à une distance si petite de Io, il y a des zones d'intenses radiations dues aux champs magnétique de Jupiter.
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Mais le 21 septembre 2003, Galileo disparaîtra dans l'atmosphère jovienne. Pour éviter de contaminer Europe (un satellite de Jupiter présentant probablement un océan à sa surface), la NASA a décidé de supprimer la sonde. En quelque sorte, Galileo est victime de sa découverte : en prouvant la présence d'eau dans l'entourage de Jupiter, la sonde s'est elle-même condamnée ! Ainsi, le 21 septembre, la sonde s'enfoncera dans les nuages de Jupiter. Elle émettra un dernier bip sept minutes avant sa mort puis brûlera progressivement. Ce jour-là, nous serons nombreux à avoir une larme aux yeux tellement la mission était exceptionnelle.
Quelle découverte avons-nous fait grâce à Galileo ?
Europe : les photos envoyées par la sonde nous ont révélées une banquise fragmentée comme si elle flottait sur un océan liquide. En plus, début 2000, Galileo a enregistré un champ induit, c'est-à-dire que quelque chose relaie le champ magnétique de Jupiter et provoque l'inversion du champ magnétique d'Europe toute les 5 heures et demi. Comme le satellite n'a pas de composés ferreux, il ne peut s'agir que d'eau salée.
Ganymède : Galileo a montré que ce satellite possédait son propre champ magnétique. Cela veut dire que son noyau est sûrement liquide et que Ganymède n'a pas encore évacué toute sa chaleur interne initiale.
Io : Galileo nous a permis de découvrir Io. Ce satellite expulse, par ses volcans, des silicates riche en magnésium. Or les laves de la Terre était ainsi il y a 2 à 3 milliards d'années. En plus les laves de Io sont 1000°C plus chaudes que celles de la Terre : elles atteignent 2500°C !!! Par conséquent, ce satellite possède encore beaucoup d'énergie. Peut-être ressemble-t-il à la Terre quand elle était jeune.
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Copyright © Nicolas Bourgeois, septembre 2003